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Ida FAUBERT |
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| SALOMON | NICOLAS | POTIEZ | DAMIEN | POTIEZ | LANDON | |||||||||
| SALOMON | Jean Louis NICOLAS | |
Jean-Pierre DELVA | Marie-Salommé DAMIEN, Veuve DARAN | Louis Joseph POTIEZ | Florence POTIEZ née LANDON | ||||||||
| Pierre Etienne SALOMON | Thulcide SALOMON née NICOLAS | Damien de DELVA | Florentine Félicité SALOMON née POTIEZ | |||||||||||
| Lysius Félicité SALOMON jeune | Marie SALOMON | |||||||||||||
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Gertrude Florentine Félicité Ida SALOMON
Chevalier de l'Ordre Honneur et Mérite - 1956 o mardi 14 février 1882 Haïti, Port-au-Prince + mercredi 23 juillet 1969 France, Paris, Joinville-le-Pont |
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ax
Philippe Joseph Léonce LARAQUE (div.) bx France, Paris, 24/03/1906, Joseph André FAUBERT |
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DESCENDANCE |
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Avec Léonce LARAQUE |
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| 1 ) Jacqueline LARAQUE (date inconnue-) | |
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Avec André FAUBERT |
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2 ) Raoul FAUBERT
(1 janvier 1906-13 août 1981)
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Principale source : JPM |
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![]() Estelle & Jean-Paul Manuel © 1998-2008. |
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Corrections : haiti.saintdomingue @ gmail.com |
Mais en 1888 sa famille s'exile en France, où la jeune fille fera ses études. [(ce qui suit est une réécriture du texte original) Ida revient à Port-au-Prince. Après un premier mariage, elle donnera naissance à une fille, Jacqueline, qui décèdera très jeune. De son union avec André Faubert, qu'elle épouse à Paris en 1906, elle aura un fils, Raoul] . Fleur à peine éclose de l'élite haïtienne, Ida Salomon Faubert brille dans son nouveau milieu. C'est « une grande dame de la haute société de Port-au-Prince » qui, selon Léon Laleau, « allait d'un cocktail à un thé, à une sauterie. Que ce fût à pied, le visage auréolé de son ombrelle aux teintes égayantes et tournantes ; que ce fût dans sa voiture tirée par cet allègre cheval souris qui, à la promener, semblait au comble de la fierté ; toujours sa grâce aduste* et tropicale laissait auprès elle, telle la traîne d'une robe de cour, un long sillage de frémissante admiration » (247). Ida Salomon Faubert devient un personnage éblouissant non seulement dans la vie mondaine de Port-au-Prince mais aussi dans sa vie littéraire. Ayant regagné son pays natal, Ida Faubert se lance dans la renaissance de la littérature haïtienne qui s'annonce au début du vingtième siècle. Elle fait partie de la génération de La Ronde et de la première génération de poétesses haïtiennes. Ses premiers poèmes paraissent en 1912 dans la revue Haïti littéraire et scientifique, dirigée alors par Edmond Laforest, et ils figurent parmi les premiers vers publiés par une femme en Haïti sans la dissimulation d'un nom de plume. En 1913, l'université des Annales couronne la jeune poétesse d'un prix pour son sonnet « Pierre Loti ». Malgré ses succès sociaux et littéraires, Ida Faubert a du mal à s'adapter à l'esprit conservateur de l'élite haïtienne. Le « libéralisme, l'indépendance de caractère d'Ida ont du mal à supporter l'étroitesse des cadres et des idées de sa Patrie », précise la critique Madeleine Gardiner (24). À la recherche d'une liberté personnelle qu'on pourrait qualifier de féministe, Ida Faubert s'établit définitivement à Paris en 1914. Peu après son retour en France elle divorce d'André Faubert et s'installe dans un appartement de la rue Blomet, où les rythmes antillais du Bal Nègre font bouger le quartier entier tous les samedis. Il s'y trouve également les ateliers des artistes surréalistes (qui fréquentent aussi les bals), y compris André Desnos et Juan Miró. Ida Faubert se lance dans la scène littéraire et artistique qui l'entoure.
En 1959, Salomon Faubert publie un recueil de récits, Sous le soleil caraïbe, qui esquisse la vie quotidienne d'Haïti. Elle vivra à Paris jusqu'à sa mort en 1969 à Joinville-le-Pont, qui donne suite à un hommage respectueux dans les journaux de son pays. Fille d'un président haïtien, elle reste finalement une fille d'Haïti. –
Natasha Tinsley
* aduste (adj.): desséché; brûlé par le
soleil.
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